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Document : archives sonores
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n° inventaire CMTRA 1AV212
Titre Témoignage d'une habitante de Villeurbanne arménienne
Commentaire Yevpimé Kasapyan est Arménienne. Elle est venue en France depuis Istanbul avec son mari et son fils en 1973. Elle raconte leur arrivée à Villeurbanne, leur parcours résidentiel, leur vie professionnelle et son insertion dans la communauté arménienne de Lyon.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Saillard, Antoine  ; informateur :Kasapyan, Yevpimé
Date enregistrement-création 16 janv. 2019
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
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Documents liés Fichier sonore
Descripteurs migration- logement- association culturelle
Langue français
Genre du document témoignage thématique
Lieux cités Arménie; Istanbul; Marseille; Villeurbanne; Maison de la culture Arménienne de Villeurbanne
Noms cités Bally-Camsat
Sommaire 1AV212_1 [00 :00 :00] Istanbul dans les années 1970 Mme Kasapyan, 73 ans, se présente et parle des conditions de son départ d’Istanbul pour la France en 1973. Son mari est arrivé en mars, puis elle l’a rejoint en octobre avec son jeune fils. Description de l’itinéraire de son mari dans la Turquie du début des années 1970, son service militaire et les menaces de mort parce qu’il était chrétien. [00 :04 :07] La migration de son mari en France Sur les conseils d’un ami, le mari de Yevpimé part pour Villeurbanne pout travailler à l’usine Bally-Camsat. Elle se souvient de leur inquiétude sur les conditions économiques en France. Son mari est resté à l’armée du Salut pendant 6 mois en attendant qu’elle arrive. [00 :07 :33] Son arrivée en France Yevpimé arrive au mois d’août 1973 avec son fils, qui va à l’école à partir de septembre. Commentaires sur la pratique du français, dans les écoles privées arméniennes en Turquie. Description de leur premier logement : petite chambre, toilettes dans le jardin. [00 :09 :39] Premières impressions Description de son arrivée en France, heureuse de retrouver son mari. Elle décrit ses conditions de vie dans les premiers mois, les logements successifs, les conditions d’hygiène et ses liens avec d’anciens élèves qui avait migré à Vienne et chez qui ils allaient souvent [00 :12 :39] Le travail Ils avaient une meilleure situation en Turquie. Elle se souvient de ses difficultés à trouver du travail en France, des réticences de son mari et de l’impossibilité de faire garder ses enfants. [00 :14 :01] La communauté arménienne à Lyon Yevpimé Kasapyan a commencé à aller à fréquenter l’église arménienne de Lyon en 1978. Elle y a inscrit son fils à l’école arménienne et y a donné des cours d’Arménien. Parallèlement, elle faisait des travaux de couture à la maison. [00 :18 :16] Ses enfants Elle parle de ses enfants, de leur travail. Souvenir de la première année d’école de son premier fils. Ses enfants sont tous musiciens. Commentaires sur les traditions musicales dans sa famille. [00 : 23 :24] Parcours résidentiel et nationalité française Quand elle est tombée enceinte de sa fille, l’assistante sociale lui trouve un logement plus grand, avec une douche. Elle parle ensuite de la nationalité française qu’elle et son mari ont demandée dès leur arrivée en France. Une voisine d’origine arménienne l’a beaucoup aidé dans ses démarches. [00 :26 :41] Relations sociales Elle a rencontré ses premiers amis par le biais de l’église et de la maison de la culture arménienne. [00 :27 :42] Liens avec la Turquie Yevpimé Kasapyan aborde ensuite ses liens avec son pays natal. Actuellement, elle et son mari y vont de temps en temps pour voir leur famille. « Mais vite on dit on rentre on rentre. On sait que c’est pas à nous ». Souvenir des liens avec le pays natal dans les premiers temps, qui passaient par l’envoi de lettres puis par des voyages de trois jours en bus. [00 :29 :32] 1AV212_02 [00 :00 :00] Engagement associatif Quand elle est arrivée, la maison de la culture arménienne de Décines existait, mais pas celle de Villeurbanne. À Villeurbanne, la municipalité leur a ensuite mis à disposition une maison rue Salengro. Elle parle ensuite de son engagement dans l’association la Croix bleue des Arméniens de France, créée en 1910 [00 :05 :17] La solidarité au sein de la communauté arménienne Description des activités au sein de la première maison de la culture arménienne rue Salengro : cours d’arménien, repas… Yevpimé Kasapyan aborde ensuite les activités de solidarité avec l’Arménie, qui a commencée suite au séisme de 1988, puis pendant la guerre 1993. Actuellement, toutes les activités de la maison de la Culture Arménienne sont destinées à la solidarité avec l’Arménie. [00 :11 :35] Le travail de son mari Souvenir de la grève de Bally-Camsat de 1997-1998, à laquelle son mari a participé. Pour lui, l’intégration a été plus difficile car il côtoyait surtout des Turcs et des Arméniens dans son entreprise. Commentaires sur l’intégration des travailleurs immigrés, dans les années 1970 et aujourd’hui. [00 :14 :41] Son travail Elle estime que son intégration a été plus simple, du fait de son travail. Elle a travaillé dans des magasins pendant une dizaine d’année, et était moins proche de la communauté arménienne. [00 :18 :09] Ses enfants et l’Arménie Elle aborde le lien de ses enfants à l’Arménie : ils parlent en Arménien avec leur père, et français avec elle. Elle insiste sur l’importance de la transmission de la culture arménienne à ses enfants puis à ses petits enfants. Commentaires divers [00 :21 :58] 1AV212_03 [00 :00 :00] La transmission et la diaspora arménienne Commentaires sur les premiers migrants Arméniens, à Marseille, qui ont voulu vite être Français et ne voulaient pas parler Arménien. A l’inverse, elle-même a transmis sa langue maternelle à ses enfants. [00 :03 :16] FIN
Fonds Fonds "Quelle mémoire !"
Corpus Migration à Villeurbanne
Nature du document enquête
Département Rhône
Durée 00:53:46
Qualité bon
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