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n° inventaire CMTRA 1AV205
Titre Témoignage sur la délégation du CNRS sur le campus de la Doua
Commentaire Jacqueline Bonnifet a été la première administratrice déléguée du CNRS sur le campus de la Doua, à partir de 1972. En compagnie de Paule Itier, une ancienne collègue et de Sébastien Buthion, actuel responsable de la communication à la délégation régionale du CNRS, elle évoque ses souvenirs du campus, de la recherche et des liens entre le CNRS et des acteurs extérieurs.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Saillard, Antoine  ; informateur :Bonnifet, Jacqueline
Date enregistrement-création 11 juil. 2017
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
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Descripteurs université- organisme de recherche- carrière professionnelle
Langue français
Genre du document témoignage thématique
Lieux cités Doua (La); Laurent Bonnevay (boulevard); Tête d'or (parc de la); 11 novembre (18 boulevard du)
Noms cités Rhône-Poulenc; Centre National de la Recherche Scientifique; Bret, Jean-Paul
Sommaire 1AV205_1 [00 :00 :00] Débuts au CNRS à l’Institut de Catalyse Jacqueline Bonnifet intègre le CNRS autour de 1964, comme secrétaire générale de l’Institut de catalyse, créé en 1958 sur le campus de la Doua. [00 :03 :01] La création de l’administration déléguée Jacqueline Bonnifet est nommée en 1972 à l’administration déléguée. Jacqueline Bonnifet et Paule Itier, à l’aide de documents, retracent l’histoire de la déconcentration du CNRS et détaillent les missions de l’administration déléguée dans les premières années. [00 :08 :12] La direction régionale actuelle Jacqueline Bonnifet interroge Sébastien Buthion sur le fonctionnement actuel de la direction régionale du CNRS. Il présente les différents laboratoires CNRS présents sur le campus de la Doua. [00 :09 :42] L’administration déléguée et la Doua Jacqueline Bonnifet insiste sur le fait qu’elle travaillait sur toute la région Rhône-Alpes. Elle avait des contacts avec de nombreux laboratoires, pas seulement centrés sur l’Insa et l’Université Lyon 1. La création de l’administration déléguée a suscité des ponts institutionnels entre les universités et les laboratoires. [00 :12 :10] Origine et croissance de la délégation régionale Quand la délégation est créée en 1972, le bâtiment est construit juste à côté de l’Institut de catalyse. Pour Jacqueline Bonnifet, cette ouverture directe sur les scientifiques fait la richesse de l’Administration déléguée. Jacqueline Bonnifet interroge ensuite Sébastien Buthion sur les effectifs actuels de la direction. Discussion autour de la croissance de l’activité et des effectifs, des différentes personnes en poste. [00 :14 :48] Développement des laboratoires de recherche Jacqueline Bonnifet évoque la multiplication du nombre de laboratoires au cours de sa carrière, en partenariat avec les Universités et Écoles de la région. Stéphane Buthion détaille la situation actuelle : il y a entre 30 et 40 laboratoires sur la Doua (dont deux uniquement CNRS). La majorité des laboratoires sont associés avec Lyon 1, parfois dans des locaux du CNRS. Sébastien Buthion décrit et localise ensuite les 5 bâtiments CNRS présents sur la Doua, ou en bordure du campus. [00 :18 :41] Les frontières de la DOUA Sébastien Buthion a le sentiment que la Doua est en train de changer de frontières. Les extensions CNRS de la Doua sur Villeurbanne crée des ponts entre la ville et campus. La discussion aborde ensuite le mur d’enceinte. Les trois témoins mobilisent leurs souvenirs autour de cette question : ils n’ont pas de souvenir d’un mur autour de l’Insa, mais se rappellent le très haut grillage le long du Boulevard du 11 novembre. Bien qu’il s’effrite à la fin de années 1990 il en subsiste encore des bouts autour du campus.Paule Itier se souvient qu’il n’y avait qu’une seule entrée/sortie sur le campus, boulevard du 11 novembre. Puis ont été progressivement créées des ouvertures au 28 boulevard du 11 novembre, et derrière, côté Laurent Bonnevay. [00 :21 :33] Le CNRS et l’Université Jacqueline Bonnifet se souvient que les relations entre l’Université, le CNRS et l’Insa sont apparues petit à petit. Sébastien Buthion évoque les nombreux échanges entre l’Université et le CNRS, et la cogestion de l’Institut de catalyse. [00 :23 :23] Relations entre le CNRS et l’industrie Jacqueline Bonnifet revient ensuite les relations entre le CNRS et le monde économique, qui se sont beaucoup développées pendant sa carrière. Elle évoque notamment les liens l’industrie chimique et l’Institut de catalyse. La délégation régionale du CNRS intègre une direction de valorisation, qui vise à développer des partenariats avec le monde économique. Souvenirs de contrats avec Rhône Poulenc. Jacqueline Bonnifet se souvient également des tensions entre la recherche scientifique et les enjeux industriels : au niveau de la communication sur la recherche, les chercheurs veulent valoriser leur recherche en publiant tandis que les industriels veulent en avoir l’exclusivité. Il existe également des tensions quant au temps industriel et de la recherche. [00 :26 :37] La Doua et les entreprises aujourd’hui Sébastien Buthion considère que les liens avec entreprise participe de la porosité de la Doua. Il énumère plusieurs partenariats, notamment avec de petites entreprises villeurbannaises. [00 :28 :47] 1AV205_2 [00 :00 :00] L’ouverture du CNRS au public depuis 50 ans Jacqueline Bonnifet se souvient que, lorsqu’elle travaillait au CNRS, il y avait peu d’ouverture de la recherche au public. Sébastien Buthion évoque quant à lui une grande ouverture : les laboratoires se visitent, des conférences, les cafés des sciences créés par Pablo Jensen visent à rendre la recherche accessible au public. Le weekend, la Doua est le terrain de jeu des gens du quartier qui y organisent des pique-niques ou y jouent au foot. Jacqueline Bonnifet se souvient que le campus était fermé le weekend. L’ouverture des chercheurs et liée selon Jacqueline Bonnifet au cinquantenaire du CNRS, organisé à la Halle Tony Garnier en 1989. Cet événement de vulgarisation scientifique et de valorisation de la recherche auprès du public change la mentalité des chercheurs. [00 :05 :34] Les bâtiments du CNRS Jacqueline Bonnifet revient sur bâtiments en face du CNRS et souhaite savoir qui les a financé. Paule Itier se souvient qu’il y avait une usine à la place de ces bâtiments. [00 :06 :36] Liens entre la Doua et Villeurbanne Jacqueline Bonnifet se demande si l’Université a des liens avec la mairie de Villeurbanne. Elle-même ne se souvient pas de liens très intenses entre la Doua et Villeurbanne. Elle considère qu’elle ne travaillait pas sur le campus, mais au CNRS. La discussion aborde ensuite l’offre de restauration autour du campus. Paule Itier se souvient que le restaurant le plus proche était à Salengro. Sébastien Buthion indique qu’aujourd’hui, il existe au moins douze restaurant autour de la Doua ainsi qu’une brasserie sur le campus. [00 :10 :43] Commentaires divers La discussion aborde ensuite divers sujets l’arrivée du Double Mixte qui ouvre le campus au public, les autres institutions scientifiques de Villeurbanne ; le rapport du CNRS avec la Doua ; les débuts de l’informatique et d’Internet. Sébastien Buthion indique que le Centre de calcul de la physique des particules s’est ouvert à d’autres laboratoires extérieurs à la Doua, et même à des opérateurs internet nationaux, qui utilisent leurs équipements. Divers commentaires sur l’industrie à Villeurbanne. [00 :17 :39] Intérêt actuel de Villeurbanne pour la Doua Jacqueline Bonnifet va chercher de l’eau, avant de commenter la démarche du Rize et de Villeurbanne vis à vis de la Doua, qu’elle trouve surprenante. [00 :19 :16] L’arrivée du tram Sébastien Buthion a connu l’époque où il fallait prendre le bus pour aller à la Doua. L’arrivée du tram a rapproché la Doua du centre ville et a rendu le campus plus joli. Le CNRS reste toujours très fermé, et Sébastien Buthion constate un mouvement inverse à l’ouverture de la Doua. Jacqueline Bonnifet pense que cette clôture est nécessaire pour protéger la recherche et le matériel. [00 :22 :17] Commentaires divers Sébastien Buthion évoque les usages espaces vert et des terrains de sport par les Villeurbannais. L’entretien aborde ensuite divers sujets : le Plan Campus et son financement ; les enjeux nationaux du contrôle de l’accès aux bâtiments. [00 :25 :00] 1AV205_3 [00 :00 :00] Rapport du personnel du CNRS à la Doua Sébastien Buthion partage des souvenirs de pique-nique en famille sur la pelouse de la Doua. Paule Itier, en revanche, se souvient qu’elle se dirigeait plutôt vers le parce de la tête d’Or. Jacqueline Bonnifet réaffirme qu’elle n’avait pas conscience d’appartenir à la Doua. Cette fracture est symbolisée par les règles d’usage des restaurants des autres institutions : tarifs extérieurs voire interdiction d’y manger. [00 : 02 :19] « Le CNRS reste le CNRS » Jacqueline Bonnifet insiste : « S’il y a une idée maîtresse, c’est que le CNRS reste le CNRS, même maintenant ». Les trois témoins reviennent sur liens institutionnels. Paule ramène la discussion sur la dimension régionale : à la base, la délégation régionale concerne Lyon et Grenoble [00 :04 :27] L’étang de la Doua Sébastien Buthion souhaite présenter l’étang de la Doua, en bordure du bd du 11 novembre, qui sert aux expériences de laboratoires présents sur le campus. [00 :05 : 42] Mutations du campus et de la délégation régionale du CNRS Jacqueline Bonnifet note une amélioration du campus, plus propre, avec de nouveaux bâtiments, des résidences étudiantes, qui créent de la vie. Souvenir que le directeur de l’Insa avait sa maison sur le campus. Commentaires sur l’Insa. L’entretien tourne ensuite autour des évolutions de la délégation régionale du CNRS, tant au niveau du bâti que du personnel, du recrutement et des compétences. [00 : 09 : 18] Evolutions du foncier à la Doua Sébastien Buthion évoque les changements immobiliers du CNRS et la densification du campus. Concernant les bâtiments de la Doua, il note une grosse poussée du foncier dans les années 1960 et 70, reconnaissable à leur architecture. Commentaires sur les fresques Morog. Depuis les années 1970, de nouveaux bâtiments ont été construits de manière ponctuelle, d’abord à l’Insa, et actuellement Lyon 1. Les nouveaux bâtiments de Lyon 1 vont être chauffés par l’activité du centre de calcul du CNRS [00 :15 :50] Le CNRS dans la Doua aujourd’hui Sébastien Buthion a une vision différente : le CNRS occupe une place importante dans la vie de la Doua, ne serait-ce que parce que 30% des chercheurs des laboratoires présents sur le campus sont embauchés par le CNRS. Il se souvient que le CNRS avait payé un train touristique pour faire visiter le campus à l’occasion de la fête de la science. [00 :17 :34] Relations entre le campus et Villeurbanne Entre Villeurbanne et le CNRS, Jacqueline se souvient il y avait peu de communication, des deux côtés. La discussion tourne ensuite autour de la mairie de Villeurbanne et de Jean Paul Bret, ancien étudiant de la Doua. Sébastien Buthion précise que le CNRS est avide de relations avec Villeurbanne, qui répond peu aux invitations. [00 :21 :30] Commentaires divers et fin Jacqueline Bonnifet se renseigne sur les créations de laboratoires. Sébastien Buthion cherche sur son téléphone le nom d’un chercheur CNRS qui a travaillé sur la mémoire de Villeurbanne : Philippe Videlier. L’entretien s’achève. [00 :23 :25] FIN
Fonds Fonds "Quelle mémoire !"
Corpus La Doua
Nature du document enquête
Département Rhône
Durée 01:17:03
Qualité bon
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