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Document : archives sonores
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n° inventaire CMTRA 1AV204
Titre Témoignage d'un ancien étudiant et enseignant à la Doua
Commentaire Philippe Liotard est maître de conférence en sociologie à l'Université Lyon 1, à la Doua. Il évoque ses souvenirs d'étudiants à la Doua dans les années 1980 et mesure les évolutions du campus depuis. Il aborde également la mission égalité de l'Université, dont il est le responable.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Saillard, Antoine  ; informateur :Liotard, Philippe
Date enregistrement-création 5 juil. 2017
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
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Documents liés Fichier sonore
Descripteurs université- étudiant- enseignements
Langue français
Genre du document témoignage thématique
Lieux cités Doua (La); Laurent Bonnevay (boulevard); Vaulx-en-Velin; Double Mixte; Quai 43 (Le)
Sommaire 1AV203_1 [00 :00 :00] Le théâtre à la Doua avant Astrée Stéphan Meynet arrive à la Doua comme étudiant en 1994. Il s’investi beaucoup dans une troupe de théâtre, créée peu de temps auparavant par des étudiants en biologie. Stéphan Meynet livre ses souvenirs des premiers spectacles, dans différents amphis ainsi qu’au Double Mixte. Le nombre d’ateliers proposés augmente progressivement, et la troupe crée un festival où sont joués les différents spectacles. [00 :03 :13] Création d’Astrée Entre 1996 et 1997, l’Université crée un théâtre dans l’amphi 12. Jusqu’alors, le seul théâtre sur le campus était la Rotonde de l’Insa, dans lequel Stéphan Meynet s’est formé. Il évoque les formes de gestion différente entre l’Insa et l’Université : à l’Insa, le théâtre est géré par une association étudiante (la CGR), tandis qu’Astrée est géré par l’Université. Mais la création du théâtre ne s’accompagne d’aucun recrutement, donc de fait, Stephan Meynet devient l’étudiant référent. [00 :06 :16] La programmation étudiante Sont d’abord programmés à Astrée les spectacles de la troupe étudiante Arthémis, et le festival les Arthémiades. Sont également invitées des troupes étudiantes de l’Insa. Au départ, les ateliers ne se fait pas dans le cadre d’Unité d’Enseignement, mais de manière assez autonome. [00 :09 :27] Recrutement de Stéphan Meynet. En 2000, Gérard Maimone est nommé à la tête du théâtre. Il embauche alors Stéphan Meynet comme régisseur et met en place des ateliers de pratique culturelle. Stéphan Meynet se souvient que ce recrutement lui permet de ne pas faire son service militaire. [00 :11 :11] Changements de programmation Sous la direction de Gérard Maimone, le théâtre accueille des ateliers de pratique culturelle avec des intervenants. Stéphan Meyent se concentre à l’Université sur ses fonctions de régisseur du théâtre, et la troupe Arthémis s’autonomise. Le départ d’Arthémis change la programmation : plus de long spectacles, mais soirées partagées entre les différents ateliers. Stéphan Meynet développe aussi la vidéo au théâtre. [00 :13 :37] Vie étudiante Stéphan Meynet se souvient de ses années d’étudiant jusqu’en 1999 à Lyon 1. Quand il arrive à la Doua, il idéalise l’Université comme un campus à l’américaine, en opposition à la classe préparatoire d’où il vient. Il se rappelle une vie culturelle foisonnante, dont on n’a pas la conscience d’emblée, notamment parce que l’Université à la Doua n’a pas, selon lui, une forte identité qui pourrait favoriser les initiatives collectives (contrairement à Lyon 2, plus politisé, ou l’Insa, doté d’une culture d’école affirmée). [00 :18 :31] L’Université et l’Insa. Quand il était étudiant, Stéphan Meynet fréquentait l’Insa. Il se souvient des passerelles entre l’Insa et l’Université, même si les deux institutions étaient clairement identifiées et différenciées. Des amitiés du lycée se prolongent à la Doua entre étudiants de l’Université et de l’Insa. L’Insa a une culture d’école d’ingénieur et a compris depuis longtemps l’intérêt de développer les Humanités, tandis qu’à l’Université, Stephan Meynet constate qu’il y a toujours des réticences, de la part de professeurs notamment, qui ne voient pas l’intérêt de déborder les cadres des sciences dures. [00 :21 :12] L’ouverture progressive du théâtre sur la cité Aux débuts du théâtre à l’Université, les Arthémiades remplissaient l’amphi culturel et faisait venir beaucoup d’étudiants. La professionnalisation de la programmation donne une image sérieuse au théâtre Astrée sur l’agglomération et attire un public extérieur, notamment un public de danse. Pour Stéphan Meynet, Gérard et Françoise Maimone ont ouvert les murs de l’Université. [00 :25 :52] Changements du campus dans les années 2000 L’ouverture culturelle et physique dans les années 2000 est du à une conjoncture de personne : Françoise et Gérard Maimone, mais aussi dans les différents services de l’Université. L’arrivée du tram a aussi joué. Commentaires sur la circulation et le stationnement dans le campus. [00 :29 :32] Perception des bâtiments Stéphan Meynet a vu, depuis 20 ans, le rajeunissement des restaurants et des résidences universitaires. Il se souvient de sa petite chambre à la résidence universitaire Jussieu, et de l’incendie de son étage, mais également de l’insalubrité de certains bâtiments. Commentaires divers sur l’architecture et sa perception : « c’était un camp d’entraînement pour architecte débutant ». Aujourd’hui encore, il pense que les étudiants ont une perception négative des bâtiments. [00 :32 :36] 1AV203_2 [00 :00 :00] Sciences et théâtre A partir de ses souvenirs de la découverte d’Internet dans les années 1990, Stéphan Meynet revient brièvement sur ses études scientifiques. L’entretien aborde ensuite le rôle du théâtre dans une Université de science, les différences entre les époux Maimone et Claire Truche et la Nième compagnie sur les rapports entre les Humanités et les sciences « dures ». [00 :06 :04] Astrée : théâtre ou équipement universitaire ? A l’époque de Gérard et Françoise Maimone, Astrée acquière une dimension qui dépasse largement le cadre d’un simple théâtre universitaire. Stéphan Meynet insiste sur le fait que ce statut n’est pas acquis, et reste l’objet d’un combat quotidien. Aujourd’hui, il continue de recevoir des demandes de réservation de l’amphi culturel, ce qui montre que dans les labos, on ne perçoit pas toujours l’intérêt d’avoir un théâtre à l’Université. [00 :10 :55] Liens avec Insa Le théâtre Astrée est partenaire du Karnaval Humanitaire, d’un Doua de Jazz, du programme « danse étude » de l’Insa. Cependant, Stephan Meynet constate qu’il est compliqué de faire communiquer les initiatives culturelles sur le campus. [00 :18 :44] Dangers de la structuration Stephan Meynet a commencé le théâtre dans le cadre d’une initiative étudiante, et il craint la mentalité d’utilisateur qui peut se développer quand les étudiants se dessaisissent de l’organisation. Il évoque la double organisation de la culture à l’Insa : d’un côté institutionnel (danse étude, musique-étude) et de l’autre les associations étudiantes, bénéficiant d’une grande autonomie. A l’Université, Stéphan Meynet estime qu’il est plus compliqué de faire cohabiter les deux. Il note également la difficulté à faire perdurer le projet Astrée au sein de l’Université, face à des volontés institutionnelles, des visions et des temporalités parfois divergentes. [00 :27 :49] Attachement à Astrée et problème de communication Invité à conclure, Stéphan Meynet souhaite faire le bilan de ses années au théâtre Astrée. S’il y est resté, c’est parce qu’il est très attaché au théâtre qu’il appelle son « bébé », ainsi qu’aux personnes avec qui il a travaillé. Il note un décalage entre le savoir-faire et le faire-savoir, entre les compétences ou le talent et la communication. Il regrette que les initiatives culturelles de la Doua soient trop méconnues, et souligne difficulté de communiquer de manière efficace sur le théâtre, même au sein de l’Université [00 :35 :10]FIN
Fonds Fonds "Quelle mémoire !"
Corpus La Doua
Nature du document enquête
Département Rhône
Durée 01:02:41
Qualité bon
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