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Document : archives sonores
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n° inventaire CMTRA 1AV30
Titre Témoignage d'un ex-sapeur-pompier auxiliaire lors du bombardement du 26 mai 1944 à Saint-Étienne
Commentaire Maurice Passemard est né à Saint-Étienne le 11 juin 1924. Fils des gérants du magasin « À la Ville de Limoges », il reprendra le magasin avant de passer quelques années à Grenoble puis de revenir à sa ville natale. En 1944, lors des bombardements de la ville de Saint-Étienne le 26 mai, Maurice Passemard est sapeur pompier auxiliaire. Durant 10 jours il participera activement à l’extinction des feux mais aussi au sauvetage des rescapés. Étudiant quelques mois aux Beaux-Arts et vraisemblablement doué, il n’a eu de cesse, de « croquer » sa vie (des bombardements à son expérience dans les Fonderies Baroin en passant par la résistance et certainement de nombreux autres sujets.), croquis qui servent parfois de trame à cet entretien. L’enregistrement se déroule aux Archives Municipales de la Ville de Saint-Étienne.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Marin, Anne-Catherine  ; informateur :Passemard, Maurice
Date enregistrement-création 15 juin 1994
Lieu enregistrement-création Saint-Étienne
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Documents liés Fichier sonore
Descripteurs guerre de 1939-1945- bombardement- pompier- ouvrier
Langue français
Genre du document témoignage thématique
Dates et périodes citées guerre de 1939-1945
Sommaire Piste 1 (1AV30_A) [00:00:00] Présentation de Maurice Passemard [00:01:23] Contexte personnel de Maurice Passemard au moment du bombardement : ex-étudiant des Beaux-Arts, aide-mouleur de fonderie chez Baroin pour échapper au STO en Allemagne. [00:04:04] Être sapeur pompier auxiliaire à Saint-Étienne en 1944 ; Les missions des sapeurs-pompiers auxiliaires en cas d’alerte ; la fatigante conciliation entre vie professionnelle et celle de sapeur pompier auxiliaire en temps d’alertes. [00:08:58] La fonderie Baroin : horaires, poste occupé, collègues, sabotages. « J’ai donc fait du STO inutile et j’en suis parfaitement content ». [00:12:26] Récit du jour du bombardement, le 26 mai 1944, par Maurice Passemard : l’alerte, l’attente, l’abri de la Caserne, le départ. Affectation : Manufacture Nationale d’Armes, touchée : « ça a été mon baptême du feu » [00:25:55] L’après-bombardement : après-midi du 26 mai 1944. Vue du premier cadavre. [00:29:06] Les problèmes d’intendance et de ravitaillement pour les pompiers auxiliaires. Je vous ai fait un dessin de l’après-midi, du trajet. Le 27 mai. On nous a informé qu’il y avait des survivants à l’hôpital de Soleil et qu’il fallait y aller tout de suite. [00:32:03] Description de la trajectoire faite par Maurice Passemard et ses collègues sapeurs vers le quartier du Soleil où devaient aller aider des survivants. Arrivée à la Rue du Monteil, « la plus bombardée de Saint-Étienne » et progressivement retour des habitants qui avaient fui qui aidèrent les sapeurs à savoir où étaient potentiellement les survivants. Piste 2 (1AV30_B) [00:00:00] Anecdotes et récits autour du bombardement : le renard en fourrure, le « pain aux rats d’égouts », la survivante aux pieds brûlants, le sort des personnes retrouvées mortes, les réactions des proches des victimes. [00:07:00] Poursuite du « sauvetage » pendant 10 jours après le bombardement. « Nous avons été transformés en déménageurs » : sauvetage de meubles appartenant à des gens. Anecdotes autour de mobiliers retrouvés intacts au milieu de débris. [00:10:29] Dernier récit tragique de Maurice Passemard autour de la mort des deux filles d’un de ses collègues sapeur-pompier auxiliaire. [00:12:30] Maurice Passemard évoque avec Anne-Catherine Marin ses croquis et aquarelles et notamment ceux sur le bombardement. Revient également sur les différentes couleurs de brassards (blanc / marron / vert…) et les différents postes liés (secouristes, agents de liaison, infirmiers…) puis sur les renforts reçus des villes voisines. Témoignage de la reconnaissance de la population envers leur engagement. [00:17:25] Témoignage de la reconnaissance des pompiers professionnels eux-mêmes vis-à-vis des auxiliaires : « mais il n’aurait jamais pensé que ces gamins se conduiraient comme ça ». [00:18:31] Retour sur le carnet de croquis, réalisé au jour le jour de la période de sauvetage. [00:19:22] Discussion autour d’un autre ensemble de dessin, cette fois autour de la Fonderie Baroin : les dessins, les ouvriers vivants au sein de la Cité Baroin, le rituel des étudiants pour « se dire qu’on était sorti de cet univers ». [00:23:10] Dernier récit, hors thème du bombardement, au sujet des différences et de la complémentarité entre les « intellectuels » et les « manuels » au sein du Bataillon de Meuris.
Fonds Fonds des Amis du Vieux Saint-Etienne
Nature du document enquête
Département Loire
Niveau de consultation Diffusion publique non commerciale
Durée 01:01:07
Qualité très bon
Cote 1AV30
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