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n° inventaire CMTRA FRAC069266_11AV0062
Titre Contes et chants de Cuba : rencontre avec Mercedes Alfonso
Commentaire Mercedes Alfonso commence à s'intéresser aux contes, à la Havane, en compagnie de conteurs issus des ateliers du "Gran Teatro de la Habana Garcia Lorca”. Dans les années quatre-vingt dix, elle termine ses études d’Histoire de l’Art à la Faculté des Arts et des Lettres de l’Université de la Havane. Elle continue à se produire dans les salles, bibliothèques, quartiers et festivals de conteurs à Cuba. En 1999 Mercedes arrive en France, s’ installe à Lyon et fonde l’association “Ekelekua" qui vise à promouvoir la culture cubaine.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Park, Yeon Sue  ; informateur :Alfonso, Mercedes
Date enregistrement-création 27 avr. 2011
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
Documents liés Fichier sonore
Descripteurs Cuba- contes- Yoruba
Langue français; espagnol
Genre du document chant ; récit de vie
Sommaire 11AV0062_1 [00:00:00] Mercedes Alfonso arrive à Lyon en novembre 1999. Diplomée de la faculté des Arts et des Lettres, elle a travaillé dans le Centre National Culturel Communautaire (dépendant du Ministère de la Culture) à la Havane où elle travaillait avec des enfants. [00:04:00] Dominique, son compagnon est guitariste et est parti à Cuba pour apprendre la guitare cubaine. [00:07:10] Mercedes a toujours été passionnée par la littérature. Un jour, l'un de ses amis lui conseille de s'inscrire à l'atelier conte du Grand Théâtre National de Garcia Llorca. C'est ainsi qu'elle découvre l'univers du renouvellement du conte cubain qui se développe dans les années 80-90. [00:09:50] Commentaires sur le conte et plus spécifiquement sur l'art du conte dans les Caraïbes : un conte est une parole vivante qui fait partie de la tradition orale de son peuple, son origine et sa culture. Un conteur utilise sa gestuelle, sa voix, sons corps pour transmettre des émotions. Afin de faire partager cet univers, le conteur commence par "il était une fois..." et conduit le public dans un monde maginaire. Un conte peut se transformer au cours de sa transmission, de bouche à l'oreille. Les conteurs apportent toujours d'eux-mêmes dans les histoires qu'ils racontent. [00:17:00] Pendant la colonisation espagnole, les esclaves africains (Benin, Afrique occidentale, Angola) apportent avec eux des heritages culturels et littéraires extraordinaires, des croyances portant sur des dieux jusqu'alors inconnus (tel que le dieu de la mort, la déesse de la mer, de la guerre appelés Orishas). Pataki veut dire légende, un pataki par exemple, raconte histoire d'un de ces dieux et des légendes qui l'entourent, racontées à travers la danse, le tambour et le chant en yoruba. [00:19:20] Mercedes essaye de composer des contes chantés. « Je ne suis pas chanteuse, mais je chante comme on chante à Cuba parce qu'on entend la grande-mère chanter, la mère chanter ou la voisine qui chante.. ». Pour nous c'est quelque chose de très naturel». [00:20:00] Elle va chanter « Drume (dors) negrita » une chanson popularisée par le chanteur Bola de Nieve (Boule de neige). Dans le conte de « Lézard vert » (son spectacle en 2008), elle utilise cette chanson pour ouvrir le spectacle. [00:20:55] Démonstration du chant (traduction) Paroles: (Une grande-mère chante à son petit qui ne veut pas dormir) « Dors, dors, si tu dors je t'achète un autre berceau Le berceau du petit est plus petit qu'elle, ses pieds sortent du berceau Dors, dors, si tu dors je t'achète un nouveau berceau Tu vas voir, ça sera plus grand et plus beau » Si tu dors, je t'amène un fruit, si tu ne dors pas, je t'amène un diable » [00:24:00] Pour commencer le conte « Lézard vert » elle a choisi un autre chant afro-cubain d'origine Yoruba qui raconte la vie de deux enfants dans la mythologie afro-cubaine. Ce chant lui rappelle l'enfance. [00:25:00] Démonstration du chant «Eleggua», un enfant qui ouvre le chemin. « Eleggua » se chante souvent pour commencer une cérémonie afro-cubaine. Elle ne connait pas tous les mots yorubas de chant, mais au moins elle dit que à Cuba, la langue yoruba reste encore assez «vierge» [00:29:00] A son arrivée en France, Mercedes s’est interrogée sur l'existence d'un monde culturel cubain qui irait au-delà de la pratique de la danse, notamment de la salsa. Pour elle, la richesse culturelle cubaine (cinema, litterature) se sont pas vraiment représentés sur le territoire français. C'est pour pallier à cette absence qu'elle a décidé de travailler avec les associations qui existaient sur le terrain, dans l’objectif de mettre en valeur les autres aspects de la culture cubaine, méconnus jusqu’à présent dans la société française. En 2005, est fondée à Villeurbanne l'association «Ekelekua» afin de promouvoir la culture cubaine en valorisant l'échange et la création artistique menés en symbiose par des acteurs originaires de Cuba et de France favorisant ainsi l'interaction entre les deux cultures. (durée 00:34:33) 11AV0062_2 L’émigration cubaine vers l’Europe à commencé tardivement (vers les années 90, au début de la crise économique appelée : "Période Espéciale") en comparaison aux autres pays d’Amérique Latine (Colombie, Chili, Argentine etc.) Actuellement à travers leur association, ils produisent eux-mêmes des spectacles de conte et de musique pour continuer à promouvoir la culture cubaine. Interprétation du Chant« Larmes Noires », une chanson d'amour très populaire, transmise de génération en génération. A travers le conte, « j'essaye de transmettre cet héritage de la tradition orale cubaine et afro-cubaine, cette culture métisse de l'île de cuba». (durée 00:16:34)
Fonds Musiques migrantes de Villeurbanne
Nature du document enquête
Département Rhône
Aire culturelle France; Cuba
Niveau de consultation Diffusion publique non commerciale
Durée 01:11:00
Qualité bon
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