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Document : archives sonores
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n° inventaire CMTRA FRAC069266_11AV0032
Titre Musique arabo-andalouse d'Alger : rencontre avec Smaïl et Feriel Yedjer
Commentaire Smail Yedjer et sa fille Feriel ont quitté l'Algérie (Alger) avec le reste de leur famille pour rejoindre la France en 2003. Installés à Villeurbanne, ils cultivent une musique transmise de génération en génération. Tous les membres de la famille chantent et pratiquent plusieurs instruments.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Epstein, Yaël  ; informateur :Yedjer, Smail
Date enregistrement-création 15 janv. 2010
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
Ecouter - Voir Document en ligne
Documents liés Fichier sonore
Descripteurs musique arabo-andalouse- chaâbi- nouba- Algérie
Langue français; arabe
Genre du document chant ; récit de vie
Instrument luth
Sommaire 11AV0032_0_extrait_musical Interprétation d'un air joué et chanté par Smail et sa fille Feriel 11AV032_1 [00:00:00] L'entretien commence par une présentation informelle de l'esthétique musicale arabo-andalouse algéroise, dont Zyriab serait le créateur. Elle est caractérisée par des noubas : un cycle mélodique dont les formes rythmiques varient. Le nouba se distingue des autres répértoires par la composition de ses modes. A l''époque de la civilisation arabo-andalouse, il existait vingt-quatre noubas. Aujourd'hui il n'y en a plus que douze. Le nouba est une musique lente, considérée comme une musique d'élite, différente de la musique populaire, le chaâbi. [00:08:00] La transmission de la musique arabo-andalouse se fait à travers des écoles. Pour Smaïl, il existe un certain conservatisme dans la pratique et la transmission de ce répertoire en Algérie qui expliquerait pourquoi cette musique resta longtemps peu accessible au grand public. Lorsque ces écoles furent remises en question, la musique arabo-andalouse se diffusa beaucoup plus largement. Cheikh est considéré comme le dernier grand maître encore en vie détenant le savoir historique et authentique de ce répertoire. Commentaire sur les différentes écoles de musique arabo-andalouse selon les régions (Alger, Constantine,etc.), sur leurs différences de style, de mode de transmission, d'accents. Commentaires de Feriel sur la question de l'acquisition du savoir musical dans la famille, de la transmission qui s'effectue de génération en génération (de père en fils), sur la différence entre la transmission du répertoire châabi et du répertoire andalou. Feriel précise que l'appropriation du répertoire n'offre de variation que celle du timbre de la voix. Récits sur l'histoire musicale de la famille, constitution d'un groupe aujourd'hui démantelé. [00:18:20] Smail insiste sur le fait qu'autrefois, cette musique n'était pas accessible à tout le monde et qu'il fallait des moyens pour la pratiquer, contrairement au chaâbi qui est populaire. Cette musique était réservée à un cercle fermé de familles riches, et demandait une forte implication. [00:20:58] « Cette musique était notre point commun dans la famille ». Si la conjoncture de l'époque ne permettait pas à Smail de jouer en Algérie, il a trouvé à Villeurbanne les conditions pour monter un groupe, qui a bien tourné pendant trois ans. [00:24:23] «Le porte drapeau c'est Fifi maintenant ». Pour Feriel, chanter le répertoire arabo-andalou lui permet de « rester dans le bain », de ne « pas perdre ses racines », de « ne pas oublier d'où l'on vient », ce qu'elle a « appris pendant l'enfance ». Néamoins dans l'actualité, Feriel s'intéresse aussi à d'autres styles musicaux et chante en plusieurs langues (français, anglais, arabe). [00:27:14] Smail raconte qu'il s'est mis aux contes et aux poèmes. Depuis qu'il est en France, les conditions ce sont réunies pour qu'il puisse mettre en place son envie d'écrire. Il a écrit un conte de quatre cents pages et il voudrait en faire deux versions : l'une en français et l'autre en français algérien puisque le français à évolué un peu différemment en Algérie. (durée: 00:34:30) 11AV032_2 [00:00:00] Interprétation d'un air joué et chanté par Smail et sa fille Feriel (voir premier fichier mp3 "extrait_musical") [00:02:48] Explication du morceau chanté par Feriel Yedjer. [00:11:20] Dans ce répertoire les thèmatiques se répètent (amours, désillusions) . Dans une nouba on ne peut pas mettre n'importe quelles paroles. Cependant dans le chaâbi les paroles sont utilisées plusl librement. [00:19:04] L'importance de la présence de certains instruments pour reproduire la sonorité arabo-andalouse fait qu'il soit impossible, contrairement au chaâbi, d'introduire des instruments modernes. [00:20:32] Smail fait une démonstration de oud, en solo. (durée: 00:28:11)"
Fonds Musiques migrantes de Villeurbanne
Nature du document enquête
Département Rhône
Aire culturelle Algérie
Niveau de consultation Diffusion publique non commerciale
Durée 01:08:44
Qualité bon
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