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Document : archives sonores
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n° inventaire CMTRA FRAC069266_11AV0046
Titre Chants judéo-espagnols : rencontre avec Eliane Benbanaste_02
Commentaire Eliane Benbanaste est issue d'une famille judéo-espagnole, dans laquelle le chant a joué un rôle important dans la transmission de cette culture entre les générations. Cet enregistrement à été effectué dans le but précis de ré-enregistrer une berceuse pour l'exposition « Musiques! ». Il s'agit d'un complément d'enquête, enregistré au domicile de l'informatrice.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Epstein, Yaël  ; informateur :Benbanaste, Eliane
Date enregistrement-création 8 avr. 2010
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
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Documents liés Fichier sonore
Descripteurs judéo-espagnol- ladino- romancero sefardi- Turquie- sépharade
Langue français; espagnol; ladino
Genre du document chant
Sommaire 11AV0046_1 [00:00:00] Eliane chante « Los bilbilicos », chanson judéo espagnole issue du répertoire populaire qu'elle chantait a ses enfants. "Les rossignols ont un nid, moi je n’en ai pas, orphelin de père et de mère je ne sais où faire mon nid". [00:02:28] Interprétation du chant : "Esta montana" [00:05:07] Berceuse : "Durme querido hijico". Eliane traduit la berceuse: "Dors dors mon petit, sans crainte ni douleur, ferme tes petits yeux. Dors avec plaisir... " [00:10:00] Récit sur le rôle du père d'Eliane dans la transmission de ce répertoire de chansons et berçeuses. [00:11:10] Début d'une autre berceuse. "Durme durme" 11AV0046_2 [00:00:00]Chanson de désespoir amoureux. Explications sur le variations dans le répertoire, notamment selon les régions. 11AV0046_3 [00:00:00] Eliane raconte avoir veillé sa mère avec des chansons judéo-espagnoles que son père lui chantait. Sa mère était réceptive, pour Eliane c’est la preuve que la musique reste alors même que tout s’en va. [00:01:50] C'était son père qui berçait les enfants de la famille. Elle, a bercé ses filles jusqu'à l'âge de leurs 9 ans [00:02:37] « Esta montana » : elle interprète une berceuse qu'elle chantait à ses filles qui réclamaient souvent celle-ci en particulier. Traduction des paroles de la berceuse : « Cette montagne d'en face s'enflamme et brûle, C'est là bas que j'ai perdu mon amour. Je m'assois et je pleure. [Ici on pourrait plutôt dire « se lamenter » car un temps long est marqué.] Je veux le ciel pour papier, Je veux la mer pour encre, Les arbres pour plume, pour écrire mes larmes. Je veux découvrir les secrets, les secrets de ma vie. Personne ne sait ma douleur, Ni les autres, ni mes parents, ni ma famille. » [00:06:05] « Le chant comme terre » : L'exil d'Espagne a eu lieu en 1792, tout ce patrimoine musical qui date de cette époque, et qui a évolué dans le temps, lui semble être comme un pays, comme une terre « parce qu'il peuple l'exil, ou plutôt c'est nous qui peuplons le chant comme on peuple un pays. Le chant ne meurt pas. On entretient cette vie, cette énergie qui nous rattache à l’Espagne. On a cette nostalgie de l'Espagne qui a duré cinq siècles. ». En 1946 lorsqu'elle est née le lien avec la France était fragile, ses parents avaient vécu la Shoah de plein fouet. Il vivaient avec ce sentiment de trahison émanant du pays qui les avait recueillis, de la terre qu'ils avaient choisi pour ses valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité. Le chant devenait encore une fois une manière de refaire lien avec une terre perdue. D'après elle il constituait également un lien avec le judaïsme, avec la terre promise perdue. Il y aurait donc trois exils et une seule manière de recréer du lien : le chant. [00:09:40] Elle parle peu de l'Empire Ottoman, elle a pourtant vécu cet exil (par sa mère qui est venue en France à l'âge de 17 ans). C'est certainement la nostalgie familiale la plus profonde. Lorsqu'Eliane a vu Istanbul pour la première fois elle a retrouvé des gestes de sa mère, de son père, une ambiance qui lui semblait familière alors même qu'elle n'y était jamais allée auparavant. La Turquie constituait chez elle une sorte d'idéal. [00:13:27] Est chante un extrait d'une chanson qu'elle connait de son père, qui s'accompagnait à la mandoline. Cette chanson est connue par plusieurs cultures issues du judaïsme sur tout le pourtour méditerranéen. Elle existe aussi avec des couplets de plusieurs langues différentes : hébreu, arabe, français, grec...
Fonds Musiques migrantes de Villeurbanne
Voir aussi Chants judéo-espagnols : rencontre avec Eliane Benbanaste
Nature du document enquête
Département Rhône
Aire culturelle France; Espagne; Turquie; judéo-espagnol
Niveau de consultation Diffusion publique non commerciale
Durée 00:15:08
Qualité bon
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