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Document : archives sonores
Affichage notice visiteur
n° inventaire CMTRA 1AV210
Titre Témoignage d'un ancien étudiant de l'INSA
Commentaire Ancien étudiant de l’INSA de 1961 à 1965, Jean-Guy Lathullière se rappelle ses années de formation sur le campus de la Doua, à Villeurbanne. Il insiste notamment sur les nombreuses innovations de la jeune école.
Responsabilité - Intervenant enquêteur :Saillard, Antoine  ; informateur :Lathullière, Jean-Guy
Date enregistrement-création 27 nov. 2018
Lieu enregistrement-création Villeurbanne
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Documents liés Fichier sonore
Descripteurs enseignements- étudiant
Lieu latitude 45.7607576
Lieu longitude 4.891956
Langue français
Genre du document témoignage thématique
Lieux cités Roanne; Institut National des Sciences Appliquée; cimetière militaire national de la Doua; Théâtre National Populaire (TNP); campus de la Doua; Châaba (bidonville du)
Noms cités CAPELLE, JEan; BERGER, Gaston
Sommaire 1AV210_1 [00 :00 :00] Présentation Jean-Guy Lathullière se présente : il va bientôt avoir 76 ans, a fait ses éétudes d’ingénieur à l’INSA avant d’embrasser une vie professionnelle d’ingénieur dans des services de recherche et développement. [00 :01 :23] Arrivée à l’INSA Il est originaire de Roanne. A la fin de son année de terminale, alors qu’il ne sait pas bien quelle orientation choisir, des étudiants de l’INSA présentent l’école dans sa classe. A sa connaissance, l’INSA était la seule école à venir dans les lycées pour présenter l’institut. Lui- même, plus tard, a fait des présentations dans les classes. [00 :04 :15] La sélection L’INSA n’organisait pas de concours classique comme dans les autres écoles mais sélectionnait les candidats selon des critères innovants et un entretien avec un psychologue et un professeur de l’INSA. Pour Jean-Guy, cet entretien répondait à une volonté des créateurs de l’INSA de sélectionner des gens compétents, mais aussi avec des traits de caractère particuliers. Le service psychologique continuait de suivre certains étudiants pendant leur scolarité et leur vie professionnelle. [00 :08 :52] Projet pédagogique et industrie Description du projet pédagogique innovant : en plus de professeurs « classiques », des représentants de l’industrie lyonnaise dans le conseil d’administration et donnaient des cours. Cette mixité répondait à un souci d’établir des programmes de formation en adéquation avec les besoins de l’industrie. Les liens avec l’industrie se retrouvaient dans les parcours de recherche, avec des sujets de thèses liés à des projets industriels. [00 :11 :56] Orientation Il revient sur la question de l’orientation après le lycée, selon le milieu social et la profession des parents. La démarche de l’INSA d’informer les lycéens relève d’une volonté d’ouvrir le recrutement à des catégories sociales différentes. Il a retrouvé cette diversité sociale, ainsi qu’une diversité d’origines géographiques, dans les promotions de l’INSA. [00 :15 :44] Le cursus Détail du cursus de quatre ans, qui commençait par une première année de collège préparatoire. Sa promotion était composée d’environ 700 étudiants, dont moins de 10% de filles. Après le première année, les étudiants se spécialisaient et intégraient un des trois départements : physique, chimie et mécanique. Chaque département était divisé en plusieurs sections. [00 :19 :26] Vie collective Jean-Guy se souvient que la vie collective avait été pensée pour que les étudiants n’aient pas à se soucier des soucis matériels. Ils étaient logés dans des chambres de deux, mangeaient dans des restaurant collectifs. [00 :21 :20] Prix « On savait combien ça coutait » : l’année préparatoire coûtait 1350 francs par an et les suivantes 1500 francs. Cette somme représentait plus d’un mois de salaire de son père. Il bénéficiait d’une bourse. [00 :25 :45] Activités Descriptions des activités sur le campus et en dehors, et des nombreux clubs étudiants et terrains de sport. [00 :27 :27] Le campus Il montre un plan de l’INSA, et décrit les bâtiments. La campus a été bâti sur le terrain d’une ancienne caserne. Les premières années, des cours avaient lieu dans des bâtiments de la caserne. Pendant sa scolarité, l’INSA a toujours été en chantier. Les antennes de la station radio étaient encore présentes mais plus en activité quand il est arrivé. Souvenir du champ de course. [00 :30 :32] Intégration Il montre des photos de bizutage, qu’il décrit comme « intelligent ». Il garde un bon souvenir de ces moments de parrainage, qu’il décrit comme un bon moyen d’intégration. [00 :33 :46] 1AV210_2 [00 :00 :00] Vie politique Sa présence à l’INSA coïncide avec la fin de la guerre d’Algérie. Il se souvient que les étudiants, potentiellement mobilisés, étaient concernés. Ils suivaient une formation prémilitaire dès le lycée, qui se poursuivait à l’INSA, afin de pouvoir bénéficier du sursis au service militaire. Quelques étudiants étaient partisans de l’Algérie française, mais la plupart des autres étudiants étaient pour la paix en Algérie. Souvenir de manifestations. [00 :03 :25] Après l’INSA Jean-Guy a continué voir ses compagnons de la chorale de l’INSA après la fin de ses études, et a participé à des séances d’information dans les lycées et à des commissions de recrutement de nouveaux étudiants. [00 :06 :36] Liens avec la ville Commentaires sur les rapports des étudiants avec leur environnement immédiat, Villeurbanne et Lyon. Il se souvient que les étudiants avaient peut de contact avec les quartiers jouxtant le campus. « On était un peu isolés quand même » Souvenir de quelques bagarres entre des étudiants et des habitants des quartiers alentour, également souvenir du bidonville du chaâba. [00 :12 :10] Etudiantes Lors de ses études, les femmes étaient très peu nombreuses : moins d’une cinquantaine dans une promotion de 700 étudiants. Commentaires sur la féminisation des filières scientifiques et techniques. [00 :13 :20] Les bâtiments Après la fin de ses études, il est revenu régulièrement et a vu le campus changer, notamment avec l’arrivée de Lyon 1. Commentaires sur la restauration des bâtiments, le matériel de laboratoire. Souvenir des locaux quand il est arrivé, flambant neufs, les étudiants étaient satisfaits [00 :16 :29] Insertion professionnelle Après l’INSA, beaucoup d’étudiants ont fait un service civil. Lui-même a été professeur d’électricité et d’électronique dans une école militaire. Il a ensuite trouvé facilement du travail. Commentaires sur les interventions dans les écoles, pour parler de l’INSA. [00 :21 :10] Stages A la fin de l’année préparatoire, les étudiants devaient effectuer un « stage ouvrier », dans le but de « mettre les mains dans le cambouis » et de se rendre compte des conditions de travail des ouvriers. Cette innovation de l’INSA s’est ensuite généralisée. [00 :24 :25] Humanités Il aborde ensuite l’enseignement des « humanités ». Les fondateurs de l’INSA souhaitaient également délivrer une formation générale, et les étudiants suivaient des cours de français, des cours de langue, des conférences sur l’Europe, sur la géopolitique… En conclusion, Jean-Guy Lathullière se dit satisfait de voir que les innovations de l’INSA ont été pour beaucoup reprises dans d’autres écoles et d’autres formations. [00 :29 :11] FIN
Fonds Fonds "Quelle mémoire !"
Corpus La Doua
Nature du document enquête
Département Rhône
Durée 01:02:57
Qualité bon
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