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François "lilou" Malthieux, violoneux Corrézien

informateur :Malthieux François

"François Malthieux est né en 1905 à Lacombe de Tarnac. C'est dans ce pays de maçons et tailleurs de pierre qu'il mène ses premiers bals et fêtes. Les musiciens sont nombreux à l'époque, depuis M. Neige, dit le "Negrou", Rata, Concalon et Nard, tous violoneux émérites jusqu'au célèbre accordéoniste Marceau, de Saint-Merd-les-Oussines. Il apprend d'eux de nombreux airs très variés, parmi lesquels on retrouve, à la différence des autres musiciens du disque (cf disque "Violoneux Corrèzien"), beaucoup d'airs de contredanses, mazurkas, polkas, etc. Son répertoire de bourrées reste cependant très corrézien et souvent issu de la tradition locale. Son jeu moins ornementé que celui des musiciens des Monédières garde cette rapidité et cette vigueur des violoneux de la "montagne"" limousine. Vers 1930, il cesse de jouer régulièrement aux noces et aux fêtes et désormais ne joue plus qu'épisodiquement pour la petite communauté de Lacombe. C'est en 1974 que nous l'avons rencontré: depuis, on a repris l'habitude de pousser la table et les chaises dans la cuisine et Lacombe connait, certains soirs, une effervescence inhabituelle. " Texte in "Violoneux Corrèziens" - enregistrements 1975 - 1978.

Julien Chastagnol, violoneux Corrézien

informateur :Chastagnol, Julien

"A la fin de la guerre de 14, tous les jeunes Chaumeillois "s'essayent au violon". Julien Chastagnol est de ceux-là. Son frère aîné, Jean, qui a déjà débuté, lui donne ses premières leçons. Bien qu'ayant exercé de nombreux métiers, Julien est avant tout un homme de la terre, et à ses débuts, il travaille le violon tout en gardant les troupeaux: "Je jouais assis sur le dos de mon âne, et il écoutait: il battait la mesure avec ses oreilles,..." raconte t'il avec humour. Passionné, il cherche aussitôt à enrichir son répertoire: aussi ne laisse t'il pas passer l'occasion de rencontrer les musiciens des alentours de Chaumeil: il écoute et observe Léonard Lachaud de la Vedrenne, et surtout Rempart, de Meymac, dont la renommé est indiscutable. A ses débuts, Julien s'est heurté aux difficultés de l'apprentissage: son doigté se limitait à l'utilisation de l'index et du majeur, ce qui lui imposait une grande mobilité de la main gauche sur la touche. Plus tard il s'est servi du troisième doigt pour l'ornementation, mais son jeu est resté définitivement marqué par ce doigté particulier qui en a fait l'originalité. Aujourd'hui Julien Chastagnol n'est plus, mais nous entendons toujours le son de son violon: que ce disque (cf "Violoneux Corrèziens") lui rende hommage." Texte in "Violoneux Corrèziens" - Enregistrements 1975-1978

Michel Péchadre, violoneux et sabotier originaire de l'Artense

Péchadre, Michel

(1891-1982) Originaire de Trémouille St Loup, son pére jouait déja mais n'avait pu lui enseigner le jeu du violon, s'étant paralysé le bras gauche. Son frére (né en 1887) avait appris à jouer et ses cousins de La Bessette jouaient également. L'un deux, Michel, jouait avec un violon monté à gauche car il s'était blessé à la main avec un fusil. Lui-même est venu jouer sa première noce à Prades de Thalamy en Corrèze vers l'âge de seize ans alors qu'il habitait La Bessette. Rescapé de Verdun du régiment d'Auvergne ou ils étaient partis 6000 en 1914 et revinrent 600 (!) , Michel Péchadre qui était sabotier à joué beaucoup de noces et de bals sur la région de l'Artense. Son jeu, tout de fonctionnalité à la musique de danse, est probablement un des plus vigoureux et un des plus fins qu'on ait connu. Luthier à ses heures perdues, il a fabriqué une dizaine d'instruments avec ses outils de sabotier "tout blanc, çà sonnait mieux..!"(s.e; pas vernis). Monté en Corrèze pour travailler à la fabrique de sabots Dalégre de St Exupery, il finira sa vie à Ussel. Enregistré en 1959 par le Musée des A.T.P., un de ses violons fait partie actuellement des collections du Musée.

Léon Peyrat, violoneux et chanteur Corrézien

informateur :Peyrat, Léon

Parmi tous les musiciens de tradition redécouverts il y a une vingtaine d’années en France, figurent des personnages remarquables, parfois hauts en couleurs, instrumentistes souvent inspirés jusqu’à la virtuosité... Léon Peyrat, agriculteur et violoneux, musicien corrézien de la commune de St Salvadour, fut de ceux là... mais, avec - en plus - au fond des yeux, la lumière des créateurs, celle qui ne s’apprend pas, celle qui jamais ne tarit, jusqu’au dernier souffle... Fils de chanteur et frère de violoneux, violoneux lui-même, Léon eut la musique comme exutoire et recours ultime à son existence : "La musique m’a sauvé la vie". Aussi quand en 1976, de jeunes musiciens, désireux de retrouver les vieilles musiques du pays, franchissent le pas de la porte de sa maison, ils sont loin de se douter que l’homme d’un certain âge qui les reçoit au fond de son cantou d’un petit sourire amusé, va les retenir ainsi des années durant, suspendus d’abord au fil de la découverte de la musique du pays puis rapidement de celle du seul Léon Peyrat, créateur prolifique de mélodies et de chansons. Aujourd’hui voilà dix ans que Léon Peyrat a disparu, laissant à ceux qui venaient l’écouter alors, le soin de révéler ce qu’il faut bien appeler une oeuvre, constituée d’une centaine de pièces mélodiques et de chansons originales, qui aura mis la plupart des spécialistes, certains venus de toute la France mais aussi de l’Europe voisine, sous le charme de ce musicien hors normes.
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